Club technique des colombides, cailles et colins

 

Les COLOMBES du genre METRIOPELLIAS

Texte, schémas  et carte Pierre Lopez (merci à Guy Doumergue pour sa participation).

                   

Ces Colombes vivent dans la Cordillère des Andes. Cette chaîne, comme tout le monde le sait, va de l’extrême nord à l’extrême sud de l’Amérique du Sud. Elle longe la côte orientale (de l’océan Pacifique) comme une colonne vertébrale qui peut atteindre par endroit 6900 mètres d’altitude. Comme toutes les Colombes elles ont une petite tête arrondie, et un bec court et fin avec de la cire à sa base. Elles ont de magnifiques yeux dorés et un grand pouvoir de mimétisme. Elles vivent souvent à terre et en groupe.

Elles se laissent approcher facilement. Leur vol est très caractéristique, très surprenant et bruyant. Elles montrent alors des rémiges et une queue noires. Quelques petites différences permettent à l’observateur ou au chasseur (photographe) de distinguer les quatre espèces de ce genre vivant dans les Andes :

 

            . Metriopelia melanoptera (Colombe à ailes noires)

            . Metriopelia aymara  (la Colombe Aymara)

            . Metriopelia morenoi (la Colombe de Moreno)

            . Metriopelia ceciliae (la Colombe de Cécile)

 Territoire de 1500 à 2500m, zone orientale, boisée (montée à Tafi del Valle)

La Colombe de CECILIE (Metriopelia ceciliae)

On la rencontre dans les montagnes du Pérou, dans l’ouest de la Bolivie, le nord du Chili et de l’Argentine. Elle vit dans des endroits arides ou semi arides (de 2500 à 3000 m d’altitude) dans cette zone subtropicale des Andes, aux pentes rocheuses plantées de cactus ou d’acacias. Elle s’approche des maisons, des villages et des zones cultivées. Elle peut nicher dans les maisons.


            

Hauts plateaux de la Cordillère à 3000m

                       C’est un animal assez sauvage, doué d’intelligence qui, comme notre moineau, comprend qu’il y a toujours quelque chose à grapiller près de l’homme, surtout si c’est un inca. Lorsqu’elle est intriguée, elle se tapit et joue à l’oiseau invisible. Son camouflage est exceptionnel. On peut comparer son comportement à celui de la caille des blés. Quand le danger est trop proche, elle se catapulte dans un claquement  d’aile qui déroute l’adversaire.

    

   Territoires occupés par les metriopelias

Dans la nature, cela est une arme, mais dans une petite volière, cela devient un piège, car elle peut se fracasser la tête contre le grillage. Il est donc très important  de calmer cet oiseau et de l’apprivoiser avant de l’exposer dans un concours. Comme chez tous les colombidés, la tendresse n’est pas son fort. Elle ne supporte pas la concurrence de ces collègues.

Nid de colombe de Cécilie

Nid trafiqué pour les cecilies

 Ils occupèrent un nid classique de canaris, pondirent deux œufs blancs, puis, au bout de quelques jours, abandonnèrent tout, ceci, plusieurs fois de suite… Lorsqu’ils me voyaient, ils se sentaient acculés dans leur nid. C’est à ce moment que l’idée m’est venue de les traiter comme des lièvres ou des renards. Ces animaux très craintifs acceptent leur terrier car il y a plusieurs sorties qu’ils empruntent en cas d’urgence. Un nid de perruche ondulée, légèrement transformé pour avoir deux chambres d’incubation, un passage secret permettant d’aller de l’une à l’autre et deux entrées ou sorties vers l’extérieur, fut mis en place avec succès. Dame Cécile a toujours pondu à gauche (voir photo) probablement parce que l’entrée était plus large et permettait de mieux observer les environs. Durée d’incubation : 13 à 14 jours. Pour contrôler les deux œufs blancs ou pour baguer les petits une semaine après leur naissance, très discrètement et en parlant doucement, on passe la main dans la cavité de gauche, la mère se glisse alors dans celle de droite et s’éclipse dans le plus grand silence. Lorsqu’on quitte la volière, elle reprend sa fonction dans le nid. Les parents nourrissent très bien leur progéniture.   

Oisillon colombe de cécilie

Bébé de cecilie

Le menu proposé est le suivant :

- mélange perruche ondulée avec un peu de cardy et de chenevis,

- ou mélange perruche ondulée avec 25 % mélange pigeon exotique de Versele Laga,

- pâtée grasse jaune avec 50 % de pâtée sèche.

Tout se passe bien jusqu’au moment du sevrage. A ce moment là, il faut être très attentif.   Dès que l’on remarque un jeune légèrement déplumé, on doit le séparer de ses parents car, pour lui ou pour eux, l’histoire risque de s’arrêter là.

Jeune colombe de cécilie
Jeune au moment du baguage

Colombe de cécilie

Jeune

Colombe de Cécilie

 Colombe de cécilie , élevage P. LOPEZ

Colombe de cécilie
Couple de cécilie

Description :

Le dos est brun grisâtre. Les couvertures alaires sont tachées de blanc crémeux. Le croupion l’est aussi, mais un peu plus discrètement. La zone ventrale est gris rose. Au niveau de la queue, les rectrices centrales sont brunes terminées par un ourlet crémeux. Les rectrices externes sont noires terminées par du blanc. Le dessous d’aile est noir et gris ardoise très foncé. Les rémiges primaires sont d’un noir non uniforme.

Il a été décrit 3 sous espèces : La plus colorée est la Zimmeri ,   La Ceciliae et l’Obsoleta sont un peu plus grises.

Colombe de cécilie

Elevage JP Fave, photo philipe Rocher